L'écopsychologie, moteur du changement

Prendre en compte nos liens et nos émotions dans la transformation du monde

30 janvier 2026

Pour engager notre économie sur des chemins compatibles avec les limites planétaires, nous nous appuyons jusqu’alors majoritairement sur les leviers traditionnels que sont : l’exposé de faits scientifiques, , la labellisation et l’affichage environnemental, l’incitation financière… Ces approches techniques influencent certes les comportements,mais leur portée n’est probablement pas suffisante pour opérer la transformation nécessaire.

En tant que consommateurs, collaborateurs et décideurs, nous sommes des êtres humains avec nos émotions, nos histoires, nos attachements, nos représentations conscientes et inconscientes…. Ces facteurs, s’ils assurent notre identité individuelle et collective, peuvent agir à la fois comme des freins ou des moteurs de nos engagements et de nos structures. Il s’avère donc indispensable de les prendre en considération dans nos stratégies de transition.

La multiplication des crises sociales et climatiques génère inquiétude, anxiété, colère… Comment accueillir et transformer ce panel d’émotions, qui peuvent nous enfermer, en vrai moteur de changement ?

L’éco-psychologie est une approche transdisciplinaire et expérientielle qui a émergé au début des années 1970 en s’appuyant notamment sur les travaux de Jung. Cette discipline explore le lien entre bien-être psychologique humain  et santé de l'environnement. Elle prône une reconnaissance des principes du Vivant comme boussole de notre développement individuel et collectif

Résolument ancrée dans l'action, elle propose des outils pratiques, une nouvelle vision du monde pour retisser des liens sains à nous mêmes, aux autres humains et au vivant.

Combinés aux approches traditionnelles et aux modèles émergents d’entreprise régénérative ou à mission, ces outils sont précieux pour embarquer et faire coopérer aussi bien les collaborateurs au sein des entreprises vers des changements de « modèles économiques », que les consommateurs et l’ensemble des acteurs économiques vers des comportements plus « durables ».

Cerise sur le gâteau, ces approches centrées sur l’humain sont aussi porteuses d’une réelle efficience et d’un plus grand bien-être pour les humains - et les autres qu’humains.

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